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        Rien ne prédisposait Louise Bourgeois, Dora Maar, Paulette Nardal, Sophie Tæuber, Marina Tsvetæva, icônes cosmopolites du renouvellement des formes de l’art, de la poésie et de l’émancipation, figures incontestées d’une modernité qui s’invente alors aux quatre coins du monde : Buenos-Aires, Fort-de-France, Harlem, Moscou, Paris, Zürich, New-York, à résider durant la période de l’entre-deux-guerres dans la paisible banlieue de l’Ouest parisien. Rien, excepté les tourbillons de l’Histoire auxquels elles se sont confrontées.

       Personnalités à la vie riche en péripéties diverses, elles ne se sont probablement pas rencontrées. Pourtant, elles auraient certainement remarqué, en se croisant sur le quai des gares du Val-Fleury ou de Clamart, qu’à leur allure quelque chose les unissait ! Si leurs temporalités, leurs vies parfois douloureuses, ne se ressemblent guère, pas plus d’ailleurs que les courants dans lesquels elles sont reconnues mais ont toutes en commun d’avoir œuvré hors des sentiers battus. Leurs parcours vibre de l’extraordinaire liberté qu’elles se sont accordées.

        Ces femmes, qui ont osé, dans un milieu artistique, social et politique majoritairement masculin, s’exprimer sans égard pour les poncifs de formes et de genre de l’époque, ont ouvert de nouvelles voies, révélé de nouvelles sensibilités.

        L’association Cybèles & C° a célébré Louise Bourgeois, Dora Maar, Sophie Tæuber-Arp et Marina Tsvetæva dans une exposition documentaire à laquelle se sont associés artistes et auteurs leur rendant hommage salle Vauclair de la mairie de Clamart, du 15 au 25 septembre 2016, qui par coïncidence est l’année du premier centenaire de DADA à Zürich.
(cf. rubrique Matrimoine 2016 sur le site)

         Invitée par Cybèles & C°, Catherine Marceline , avocate à Fort-de-France a brillamment présenté l’itinéraire de Paulette Nardal le 15 février 2019, affirmant que le cercle d’écrivains, poètes, activistes, africains, antillais et afro-américains que l’initiatrice de la pensée de la Négritude a réunis rue Hébert, hisse définitivement Clamart au rang de capitale du rayonnement de l’Internationalisme noir de l’entre-deux-guerres !

        Nous nous réjouissons, que des femmes contemporaines de la première moitié du XXè siècle, reconnues internationalement pour leur art, leurs idées, leurs combats, le soit désormais à Clamart ! L’action, certes modeste, des Cybèles & C°, a contribué à la décision du conseil municipal,  qui tient compte de l’apport de ces femmes à la vie de la Cité, d’honorer leur mémoire en attribuant en 2019 une allée à chacune d’entre elles !